J’ai écrit ces mots et pris ces photos pour The Soulful Driver . Vous pouvez trouver l’article original à ce lien . Jetez un coup d’œil!

Les années 50 et la croissance économique. Les années 50 et la Dolce Vita. Les années 50 et Alfa Romeo. Carlo conduit son spider en douceur en ce début de soirée d’été, dans les bois de la colline Superga. L’Alfa Romeo rouge a presque 60 ans, elle les montre fièrement: il sait que très peu de voitures d’aujourd’hui (aucune?) Ne pourront jamais leur résister en termes de style et de tenue. C’est une Giulietta Spider. C’est une histoire qui commence de loin.

La version ouverte de la Giulietta commence à prendre forme au milieu des années 1950, dans le sillage du succès commercial du Sprint. Max Hoffman, importateur Alfa Romeo pour les États-Unis, fait pression pour une version cabriolet. Conscient du potentiel du marché américain, il s’engage immédiatement à en acheter quelques centaines d’exemplaires. Hoffman a le flair pour ces opérations et la direction d’Alfa Romeo donne le feu vert au projet. On est en 1954, il n’y a pas de panneaux et d’enquêtes pour le choix du design d’une voiture, pour donner forme à la Giulietta Spider un concours est choisi entre les carrosseries Bertone et Pininfarina, un derby entièrement turinois. La première offre un style sportif, la seconde reste dans le sillage de la tradition, inspirée de la toute récente Lancia Aurelia B24. Les lignes imaginées par la société de Pinin captivent les Américains et sont choisies.

Fin 1955, Giulietta fit ses débuts au salon de l’automobile de Paris sous une forme que nous appellerons aujourd’hui «concept», et en 1956 la production du design définitif commença. Le très célèbre Bialbero 1.3, monté longitudinalement, est placé sous le capot avant. La traction est à l’arrière. Le quatre cylindres en ligne, évidemment avec carburateurs, délivre 65 chevaux (90 sur la version Veloce). La suspension avant est indépendante, tandis qu’à l’arrière il y a un schéma de pont rigide.

Carlo’s Spider a quitté les usines Alfa Romeo en 1960, colorée en Celeste, avant de porter la classique Rosso Alfa avec laquelle elle est présentée aujourd’hui. Il s’agit d’une deuxième série (introduite en 1959), un raffinement stylistique et performant de la version présentée quelques années plus tôt: feux repensés pour se conformer aux nouvelles règles du code de la route, intérieurs revus et rendus plus fonctionnels (volant et boîte à gants in primis), un empattement allongé de 5cm qui détermine l’apparence des deux déflecteurs (auparavant absents), et enfin un nouveau collecteur d’échappement qui porte la puissance de la version standard à 80 chevaux.

Se promener avec cette Lady, avec son faible poids et sa direction sincère, est une expérience de conduite satisfaisante. L’engagement des engrenages est étonnamment précis et la puissance du moteur permet de s’amuser, mais toujours en faisant attention aux freins: si cette voiture paraît moderne à bien des égards, ce n’est pas pour les freins, qui sont des freins à tambour sur tous quatre roues. La puissance de freinage n’est pas importante et une utilisation intensive provoque une décroissance rapide de la capacité de freinage, bien plus qu’un système à disques.

Mais nous sommes en 2020, et les performances absolues ne sont certainement pas la raison pour laquelle cette voiture devrait être dans le garage de tous les passionnés. Les lignes douces et élégantes de la carrosserie façonnées par les maîtres Pininfarina, le son incomparable du moteur à carburateur conçu par l’ingénieur Busso, le vent dans les cheveux dans ce long coucher de soleil, l’aura insouciante de la Dolce Vita. Ce sont de très bonnes raisons.

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